A Corps et à Coeur …

27 octobre 2009

Polémique

BETORI-B16La proposition du Saint Père aux Anglicans « conservateurs » de rejoindre l’Eglise Catholique est finalement peu discutée en France, compte tenu du faible intérêt pour les questions religieuses non polémiques (il n’est ici question ni du voile islamique, ni d’abus de mineurs, ni de préservatifs, …)

Par contre – et c’est une histoire transalpine – la relève de la mission pastorale du Père Santoro par son évêque, Mgr Giuseppe Betori, archevêque de Florence, pour avoir célébré, malgré l’interdiction qu’il lui en avait été faite, un mariage entre un homme et une femme (certes transexuelle), mais femme cependant, fera davantage jaser dans les chaumières rédactionnelles.

On est là au centre d’un sujet polémique qui fonctionne bien en général, surtout économiquement !

On connait en général les fossés énormes existants entre la morale traditionnelle vaticane et ce que le peuple vit au quotidien. Il y a là tout un espace de sujets faciles dès lors qu’une pièce se joue dans cet espace-là . Les médias se jettent sur tous ces sujets comme la petite vérole sur le bas-clergé. Le Vatican, quant à lui, communique si mal, qu’il tend la joue droite, même si on ne le lui demande pas.

Aussi, dans ce merdier médiatique, où ce n’est sûrement pas la vérité qui est recherchée d’abord, ni d’un coté, ni de l’autre, je préfère voir le bon coté des évènements et me réjouir.

Me réjouir qu’un prêtre puisse oser défier l’ordre de sa hiérarchie, puisse avoir l’audace d’une belle ouverture d’esprit malgré les sanctions à venir, puisse sortir de la pensée unique et amener ceux qui le côtoient, à se poser des questions. Car les Églises en général donnent l’impression que toutes les réponses aux questions du peuple sont déjà codifiées depuis des lustres, apprises par coeur et répétée à outrance, sans que quiconque stoppe un jour la folie de cet engrenage infernal. Il y va de la liberté humaine.

Fort heureusement, de temps à autres, un prêtre, un religieux, un cardinal, ose avoir l’audace de la remise en cause du religieusement correct. Et j’applaudis. Sans esprit polémique, car la polémique n’a jamais rien solutionné.

Comme disait un ancien, on ne lutte pas contre un vice par un autre vice. Mais on lui oppose la vertu inverse.

 

 

 

Un commentaire »

  1. [...] vous ai parlé il y a quelque temps de don Santoro. Lui, le curé de son village, les Piagge, dans la banlieue de Florence, aimé de sa communauté [...]

    Ping par Au nom de Dieu : L’amour en réponse au pharisaïsme ! « A Corps et à Coeur … — 30 novembre 2009 @ 00:02 | Répondre


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