J’ai toujours été un adepte du naturisme. J’ai toujours aimé les pays chauds, en partie parce que je préfère la chaleur qui me décontracte, au froid qui me paralyse ; et en partie parce qu’on peut davantage y vivre peu vêtu. En soi, je n’aime pas porter de vêtement ; ils me gènent aux entournures. Je préfère me sentir léger. C’est le froid et la convenance sociale qui dictent mes choix de me vêtir. Même si j’aime bien m’habiller et me changer souvent pour l’art du paraître. J’aurais aimé être un indien d’Amazonie, ou être né dans le Pacifique Sud, avant l’arrivée de nos sociétés colonisatrices pudibondes.
Cette manière de vivre en harmonie avec la nature par la pratique de la nudité en commun ou de manière solitaire, favorise le respect de soi-même et des autres. La nudité revêt une dimension sociale de tolérance. Le naturisme permet aussi à certaines personnes handicapées et/ou complexées dans leur corps, de vivre une réelle libération dans l’ordre de l’acceptation de leur corps par rapport au regard des autres et à son propre regard bien sûr. Et cela vaut pour tout le monde.
Les détracteurs du naturisme le sont en général pour raison culturelle ou religieuse. Il y a bien sûr aussi toutes les personnes qui ne supportent pas la vue d’un corps nu. J’ai connu des personnes ne pouvant faire l’amour avec leur compagne ou compagnon que dans le noir complet, à cause de cette raison-là. Il y a sûrement là quelque chose qui relève de la pathologie.
Lors d’un voyage en Amazonie, tout près de Manaus, il y a plusieurs années de cela, une tribu d’indiens que je visitais vivaient nus avec juste un bout de ficelle autour de la taille. Celle-ci pouvait aussi maintenir le sexe masculin lors des courses de chasse en forêt. Mais dès lors que ces hommes et femmes se défaisaient de leur ficelle, ils se sentaient tout nus …
Une autre raison invoquée par les anti-naturisme est l’érotisation d’un corps totalement nu et donc, une certaine provocation au libertinage sexuel. L’exhibitionnisme est aussi un argument souvent avancé pour rejeter la possibilité de vivre le naturisme.
Le désir naît toujours de ce que l’on ne possède pas. Posséder une chose enlève obligatoirement le désir de la posséder. C’est un peu pareil avec le corps. Le cacher derrière du tissus excite les convoitises. Le dévoiler, c’est déjà le posséder un peu, visuellement, et le posséder visuellement efface en partie le désir sensuel. Donc l’argument des textiles ne tient plus.
Et puis ceux et celles qui pour des raisons de morale ou de religion partent en croisade contre la pratique du naturisme sont aussi peut-être ceux et celles qui dans leur tête ne sont pas au clair ou en tout cas sont en manque de paix avec leur sensualité, leur sexualité, leur rapport à leur propre corps …
J’aime bien voir les gens tout nus. Des gros, des petits, des beaux, des laids, des bien foutus, des mal proportionnés, peu importe. Mais se mettre à nu, c’est un peu enlever aussi toutes les carapaces dont on se vêt pour paraître qui et ce qu’on n’est pas réellement. La nudité c’est aussi quelque part se rendre vulnérable dans son intimité. Se reconnaître tel on est et ne pas s’imaginer être celui ou celle qu’on rêve d’être. C’est se présenter en vérité. Et cela rend libre. Libre d’abord pour soi-même pour arréter de se faire un mauvais cinéma.
Être en vérité avec la réalité de son corps est une énorme et souvent longue bataille. Et ce qui relève du physique possède un lien intrinsèque avec le moral et le psychologique.
Finalement, se montrer nu physiquement et se mettre à nu dans l’intimité de son coeur, c’est accepter d’être perçu dans la simplicité de son être, sans fard ni illusion. Et si l’on veut bien sortir de l’idéologie des canons de beauté plastique imposés par notre époque, on va vite s’apercevoir que nous sommes tous beaux.
Dans l’ordre du paraître, c’est un peu l’expérience que j’ai vu vivre dans certaines îles du Pacifique Sud. Il n’y a pas de mode, ou plutôt toutes les modes sont permises. Et le canon de beauté dominant est plutôt celui de déborder, de dégouliner de matières adipeuses, même si les autres, différents, ne sont jamais pointés du doigt, ne se sentent jamais jugés, en tout cas ne sont jamais stigmatisés par les médias et le climat culturel ambiant. Et je me souviens voir été comme choqué, dans le sens d’avoir reçu un choc émotionnel, de m’apercevoir que des femmes et des hommes physiquement énormes n’avaient aucun, mais vraiment aucun problème à étaler leur abondance sur les plages, et même chez eux.
Oui, je crois que c’est le naturel et la simplicité qui fait le beau. Tous les vernis maquillent la réalité de la beauté de l’être humain. Même si j’aime follement toutes les créations artistiques qui relèvent de la mode et du maquillage, dans toutes les sociétés et civilisations.








que vis-je ? je suis linké ici ! That’s great, je vais donc investiguer ce lieu de perdition
biz a toi
Commentaire par corto74 — 5 novembre 2009 @ 21:26 |
Merci …
Linké ? Normal. Excellents, tes posts !!!
Biz à toi
Commentaire par Anotherdaylight — 6 novembre 2009 @ 09:57 |