Elle a été interviewée la semaine dernière sur Radio RCF. J’ai trouvé son approche des codes dans nos sociétés assez remarquables, avec une acuitée du bon sens et une recherche sur la déculpabilisation des comportements assez innovante.
J’ai cherché sur le Ouèb ce qu’on disait d’elle et de son bouquin. J’ai trouvé ceci :
“Dire bonjour, briser la glace, engager la conversation, lier relation, cela s’apprend, se travaille et rend heureux. Mais souvent la peur de déranger, d’être jugé, de ne pas savoir quoi dire, nous empêche d’aller vers l’autre. On se sent démuni, impressionné, honteux.
Isabelle Filliozat nous propose une vraie réflexion sur notre rapport aux autres. Elle décrit les codes, ces gestes et paroles souvent automatiques au début d’un échange, et nous propose des exercices pratiques pour combattre notre timidité et nos préjugés.
En effet, notre manière de saluer, de tendre la main ou la joue, de regarder notre interlocuteur, influe sur la suite de la relation.
Isabelle Filliozat nous invite à redécouvrir la politesse du coeur, le goût de l’échange, de la conversation pour se sentir plus libre et plus heureux. En osant donner et recevoir, on devient vraiment sujet et non plus objet de nos vies.
Un livre passionnant pour reprendre le contrôle de nos émotions et de nos gestes, et rencontrer l’autre sans peur, sans jugement.”

“Les relations chaleureuses sont très importantes pour la santé et pas seulement parce qu’elles augmentent le plaisir de vivre. D’ailleurs, selon une recherche citée par l’auteure, le nombre de contacts dans une semaine n’augmente pas le risque d’attraper un rhume, il le diminue! Si certaines personnes créent et entretiennent ce réseau tout naturellement, d’autres, pour toutes sortes de raisons, ne réussissent pas très bien. Les uns et les autres trouveront un grand intérêt à ce livre parce qu’il aide à comprendre les codes de notre société – ce qui est toujours intéressant -, et à saisir les enjeux des situations sociales. À comprendre aussi nos émotions dans les rapports humains, et donc les émotions des autres. Même si l’aspect théorique est substantiel (le rôle des échanges sur la météo, l’impact de la coiffure sur l’évaluation que l’on fait d’un étranger, etc.), le regard éclairé qu’il nous permet de jeter sur notre vie sociale ne peut que nous aider à s’y engager avec plus de confiance.
Lieux de nombreux développements psychologiques, les relations interpersonnelles et sociales sont aussi faites de conventions, de codes, de gestes et de paroles qui, tout en paraissant de banales formules, n’en sont pas moins des clés pour bien vivre ensemble. Savoir aborder l’autre, le voisin, l’ami, l’enfant ou l’inconnu ; dire bonjour, se présenter, engager la conversation, lier relation… tout cela s’apprend, se travaille et forme ce que l’auteure nomme l’intelligence sociale. Dans son nouveau livre, Isabelle Filliozat propose une vraie réflexion sur le rapport aux autres, pas pour déplorer la perte des repères ou la disparition de la politesse d’antan, mais pour donner envie de retrouver le goût de la relation à l’autre, la richesse que cela procure et la bonne santé que cela génère. Elle livre également des exercices pratiques pour vaincre peurs, timidité et préjugés. « Augmenter nos compétences sociales nous permettra d’être plus heureux et plus libres (…) Exercer nos compétences, donner et recevoir, créer du lien et prendre notre place dans la société nous rendra sûrement plus heureux. Nous pouvons, au quotidien, sortir de la position d’objet et devenir sujet, chaque jour un peu plus. » Un livre de bon sens, à partager sans modération.”

“L’humain est un animal social : il a besoin des autres. Mais la peur – de déranger, d’être jugé, de ne pas savoir quoi dire – l’empêche souvent de se nourrir de contacts et rend la relation à l’autre souvent problématique. Si certains semblent maîtriser parfaitement les codes sociaux, d’autres se sentent démunis : ils ne savent comment se comporter et sont paralysés en public jusqu’à ressentir et entretenir une phobie sociale. La plupart d’entre nous oscillent entre ces deux extrêmes et sont plus ou moins à l’aise selon les circonstances. Or dans notre société, l’aisance sociale est une clef qui ouvre toute les portes. Pourtant on n’en enseigne pas les rudiments, alors qu’il serait si facile d’apprendre à reconnaître l’autre et engager avec lui une relation sereine, confiante. En plus de nos liens avec nos amis, notre famille, les relations avec nos voisins, nos collègues, les commerçants, les gens que nous croisons dans l’ascenseur ou dans la rue, peuvent nous apporter beaucoup. Isabelle Filliozat nous propose une vraie réflexion sur notre rapport aux autres, les codes, gestes et paroles souvent automatiques au début d’un échange, et des exercices pratiques pour mettre de côté, nos peurs, notre timidité, nos préjugés. Notre manière de saluer, de dire bonjour, de tendre la main ou la joue, de regarder l’autre, influe sur la suite de la relation. Nous avons par exemple appris à dire bonjour pour être poli, or c’est bien souvent un bonjour sans chaleur, sans conscience, sans signification. Isabelle Filliozat nous invite à redécouvrir la politesse du cœur, le goût de l’échange, de la conversation pour se sentir plus libre et plus heureux. En mettant de côté nos peurs, en osant donner et recevoir, on devient vraiment sujet et non plus objet de nos vies.”
Les autres et moi, Isabelle Filliozat
JC Lattès, 06/05/2009 250 pages ISBN : 9782709630177