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Un jour de shabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du shabbat ! Cela n’est pas permis. » Jésus leur répond : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui et ses compagnons ? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. » Il leur disait encore : « Le shabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le shabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du shabbat. » (Mc 2, 23-28)

Voici encore une parole qui m’instaure Roi et Fils de Roi ! Les commandements de la Loi sont un outil entre mes mains. En aucun cas, je n’en suis esclave.

Cette parole nouvelle donnée par le Christ m’installe dans une liberté renouvelée et il serait fort dommage que je l’aliène par des lois humaines, fussent-elles d’ordre spirituelle ou religieuse.

Cela fait plus de 20 ans que je vis de l’esprit du shabbat (ici et ) sans en subir toutes les contraintes liées à une religion. Quand, l’année dernière, je vivais à Jérusalem, cela prenait une valeur toute particulière. Ce temps du repos en Dieu où Dieu prend plaisir à visiter son peuple. Un mystère de communion où Dieu et sa créature se fiancent. Mystère d’épousailles !



Immédiatement suivi du jour de la Résurrection du Christ, qui donne tout son sens à la vie et l’oriente vers des lendemains de lumière, le jour du Shabbat est ce cadeau fait à l’homme pour lui permettre de se trouver lui-même, de se retrouver, de redonner un sens à son existence, de remettre des priorités dans ses valeurs et de se reposer tranquillement les questions fondamentales, qui suis-je, d’où je viens, où je vais ? Arrêter cette course poursuite effreinée vers plus d’avoir, plus de pouvoir, pour enfin, au présent, prendre une entière possession de son être et de sa liberté de penser. Être sujet et non objet.

On est loin, très loin, de toute contrainte légaliste. On entre là dans une liberté de Fils de Roi, qui fait de chacun d’entre-nous des êtres libres, responsables et non esclaves de tout endoctrinement ou illusion que ce monde de consumérisme et d’aliénation propose.

Quand la loi demeure au service de l’esprit, l’homme marche dans le sens de la vie. Si la loi devient sa finalité, il meurt à petit feu ! Et cela se vérifie dans tous les domaines de l’existence, spirituels bien sûr, mais aussi moraux, psychologiques, intellectuels …