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Histoire laze (Turquie), racontée par Nurettin Akdemir
Un jour, il y a longtemps, un homme alluma un feu dans la montagne. Le feu prit et s’étendit à un arbre. Dans l’arbre qui brûlait, il y avait un serpent. Le serpent cria :
- Aidez-moi, faites-moi descendre ! Un homme entendit ceci. L’homme vint. L’arbre est en feu, et le serpent est dessus. Le serpent dit :
- Vraiment, aide-moi à descendre, sauve-moi !
Finalement, l’homme cassa une branche et la tendit au serpent. Le serpent s’enroula autour du bâton, descendit, descendit, et s’enroula ensuite autour du cou de l’homme. Puis il dit à l’homme :
- Je vais te…
- Toi, descends, pourquoi es-tu enroulé là ?
- Non, je ne descends pas.
- Descends, mets-toi à terre. Je t’ai sauvé.
- Non, je ne descends pas, je ne vais pas par terre. Je vais te manger.
- Pourquoi veux-tu me manger, moi qui t’ai sauvé ? Ne me mange pas.
- Si, je vais vraiment te manger.
- Non, ne me mange pas, moi qui ai été si bon envers toi.
- Moi, vraiment, je vais te manger. L’homme supplia et supplia encore le serpent. Ensuite, celui-ci dit :
- D’accord, je ne te mangerai pas, mais je vais te dire quelque chose. Maintenant, lorsque nous serons en chemin, nous interrogerons trois personnes que nous rencontrerons. Quoi qu’ils disent, je le ferai.
- D’accord.
Ils marchèrent et marchèrent encore, et virent dans la montagne un bœuf en train de paître. Ils appelèrent le bœuf, qui arriva. Le serpent dit au bœuf :
- Moi, je vais manger cet homme.
- Mange-le ! Mange-le tout ce que tu peux !
- Pourquoi ? – Il n’y a pas de bonté dans l’homme. Moi, quand j’étais jeune, je travaillais. En ce temps-là, j’étais bien. Maintenant que j’ai vieilli, il m’a abandonné ici. Il m’a abandonné dans la montagne. Si je trouve quelque chose, je le mange, mais si je ne trouve rien, je n’ai rien à manger. Il ne me donne pas à manger.
- Allez, on y va.
Ils allèrent et allèrent encore et virent dans la montagne un cheval. Le serpent appela le cheval et lui demanda :
- Moi, je vais manger cet homme. Qu’en dis-tu ? Le cheval lui dit :
- Mange-le, mange-le tout ce que tu peux !
- Pourquoi ?
- Il n’y a pas de bonté dans l’homme. L’homme recommença à supplier :
- Dis-lui de bonnes choses, qu’il ne me mange pas !
- Non, mange-le. Moi, quand j’étais jeune, il était tout le temps assis sur mon dos, et je le promenais. Maintenant, j’ai vieilli et je me suis affaibli. Il ne me donne ni nourriture, ni quoi que ce soit. Il m’a abandonné ici. Si je trouve quelque chose, je le mange, sinon, je reste comme ça.
- Bien, dit le serpent, allons-y.
Ils marchent et marchent et rencontrent un chacal. Le serpent appelle le chacal. Celui- ci s’approche.
- Je vais te demander quelque chose.
- Que vas-tu me demander ?
- Moi, je vais manger cet homme. Le chacal lui dit :
- Mange-le ! L’homme supplie le chacal :
- Je t’en prie, sauve-moi ! Sinon, il va me manger. Le chacal dit :
- Non, je ne te sauverai pas ; il n’y a pas moyen. Et il s’adresse au serpent :
- Mange-le, mange-le ! Ensuite, l’homme supplie et supplie encore. Le chacal lui dit finalement :
- D’accord, je vais te sauver. Puis il dit au serpent :
- Je vais dire quelque chose à cet homme. Toi, descends donc et va par terre. Le serpent descend et va par terre. Le chacal donne un bâton à l’homme, l’homme frappe le serpent avec le bâton. Il frappe le serpent et le tue. Puis il dit au chacal :
- Toi qui as été si bon envers moi, je vais maintenant t’apporter une poule. Reste ici. Le chacal lui dit :
- Non, je vais m’en aller.
- Non, non, ne t’en vas pas, ne t’en vas pas. Vraiment, je vais t’apporter une poule.
- Ce n’est pas nécessaire ; je vais m’en aller.
- Non, d’ici que je revienne, tu seras parti depuis longtemps. Je vais t’attacher. – Ce n’est pas nécessaire de m’attacher. L’homme finit par attacher le chacal, qui ne peut plus partir. L’homme s’en va, rassemble cinq ou six chiens, les met dans un sac, attache le sac et l’amène au chacal. Le chacal est là où il l’avait attaché. L’homme lui dit :
- Voilà, comme tu as été bon envers moi, je t’ai amené beaucoup de poules.
Il ouvre le sac, les chiens en surgissent et se répandent alentour. Bien sûr, ils commencent à manger le chacal. Le chacal dit :
- Je savais qu’il n’y a pas de bonté dans l’homme, mais ce qui m’arrive, c’est moi qui me le suis fait et maintenant, les chiens me mangent.

Belle histoire .
bonjour,
Arrivé ici à partir d’une recherche d’image sur les serpents, je trouve celle-ci très belle.
Par contre, l’histoire me parait un peu obscure entre le serpent sauvé et le chacal tué, celui même qui vient de le sauver, l’homme.
Du coup, j’ai regardé un peu le site que je trouve intéressant et dont je conserve le lien.
Merci pour ce partage.
Amitiés
Bonjour Geoffroy
Bienvenue sur “A corps à coeur”. Tant mieux si la photo du serpent te plaît bien. Moi j’aime bien aussi.
Quant à l’histoire, que tu n’as pas bien lu, visiblement, elle semble dénoncer la “non reconnaissance du ventre” de l’être humain, véritable prédateur pour qui lui tourne autour et même pour ceux qui sont bienveillants à son égard.
Merci pour tes encouragements et ton commentaire.
Amitiés
Si, si, j’ai bien lu l’histoire sans certitude sur la compréhension que j’en avais. Enfin, ce n’est pas grave, j’ai l’habitude.
Je te souhaite beaucoup de plaisir dans la réalisation de ton blog.