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Devoir de vacances
31 Samedi juil 2010
Posted in Chiffons, Strass et Paillettes
31 Samedi juil 2010
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31 Samedi juil 2010
Posted in De l'art en barre
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Arabe, Artistes, Chant, Culture, Dan Deutsch, Enas Massalha, Israël, Juif, Musique
Elle est musulmane, il est juif. Elle est soprano, il est pianiste. Et pour leur premier concert ensemble, ils étaient réunis le 25 juillet sur la scène de l’université chrétienne des Mormons à Jérusalem construite sur les pentes du Mont Scopus, qui offre un panorama surplombant la cité antique et la ville moderne de Jérusalem. Cette vue exceptionnelle sert de décor aux artistes qui se produisent sur la scène de l’auditorium longée d’une immense façade vitrée. Ainsi, alors que les premières notes emplissaient l’auditorium, les spectateurs pouvaient aussi admirer le soleil couchant sur la ville.
Enas Massalha, première soprano arabe israélienne et musulmane, a étudié aux conservatoires d’Afula et Jérusalem. Dan Deutsch, israélien et juif, a mené son cursus musical dans les conservatoires de musique de Givataïm et de Tel Aviv. Aujourd’hui, l’un et l’autre, amorcent leur trentaine, vivent à Berlin et sont invités à se produire en Europe et aux Etats-Unis. Avec des mélodies en français, en allemand, en italien, en anglais mais aussi en hébreu et en arabe sur des airs de Villa-Lobos à Gershwin en passant par Delibes, Dvorak et Verdi, Lavry et Arriaga, avec Chopin pour des intermèdes solistes de piano, les deux artistes ont régalé l’auditoire, mixte lui aussi.
Les proches des deux artistes étaient dans la salle. Wejdan Massalha, la mère de la soprano, conseillère pédagogique au ministère de l’Education, est fière de sa fille, première cantatrice israélienne arabe depuis la création de l’Etat. «L’opéra ne fait pas partie de la culture arabe traditionnelle mais c’est une question d’habitude. On a découvert cette musique grâce à Enas et maintenant on l’apprécie beaucoup».
Enas Massalha a grandi à Duburya un village prés de Nazareth. Comme ses deux frères, elle a fréquenté l’école de musique locale depuis son plus jeune âge. A l’adolescence, ses professeurs décelant le potentiel vocal de la jeune fille, l’ont incité à poursuivre dans cette voie.
Dimanche, à la fin du concert, une dame de quelques dizaines de printemps, s’appuyant sur une canne, attend Enas à la sortie. «Vous avez été merveilleuse. Et, il semble que vous êtes née pour être sur scène», dit-elle en hébreu. Chanteuse talentueuse, Enas a aussi un tempérament d’actrice révélé durant cette soirée. La jeune femme, les épaules couvertes d’un châle de dentelle noire, a entamé par des airs calmes, sobres, intimes pour s’achever sur des airs gais où la jeune femme pétillante, aux yeux noirs et cheveux d’ébène sur sa peau blanche comme neige, a charmé le public. «La musique classique n’est pas synonyme d’ennui», confie Enas après le spectacle avec un large sourire. Son interprétation «Des filles de Cadiz» de Delibes ou de Musetta dans la Bohème de Puccini était un pur délice.
Ce concert était le premier volet de la semaine. Mardi 27 juillet, les deux artistes ont donné un concert à Beit Ha-Gefen, le centre culturel judéo-arabe de Haïfa, ville israélienne mixte. Et le jeudi 29 juillet, Enas Massalha revient à Jérusalem pour un autre concert exceptionnel à l’occasion de la réouverture du musée d’Israël. Elle sera accompagnée par deux autres artistes juif israéliens la flûtiste Idit Shemer et le guitariste Roi Hen.
Enas a choisi de chanter dans la galerie consacrée à la Terre sainte de la nouvelle aile archéologique. Un choix symbolique bien sûr. La jeune femme, qui de par ses origines, sa citoyenneté et son métier vit à la croisée de plusieurs cultures, souligne que dans cette pièce ont été reconstitués «une église, une synagogue et une mosaïque de mihrab (lieu face à la Mecque où se tient et prie le sheikh) comme si il avait été imposé aux vestiges exposés de rester ensemble, de cohabiter dans le même espace, de vivre dans la compréhension et l’acceptation de cette réalité. »
Enas chantera des chansons et des prières empruntées aux répertoires des trois religions monothéistes.
Un programme à ne pas râter !
Article de Judith Meyer
30 Vendredi juil 2010
Posted in Cultiver son jardin
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Je n’aime pas dormir quand ta figure habite,
La nuit, contre mon cou ;
Car je pense à la mort laquelle vient si vite,
Nous endormir beaucoup.
Je mourrai, tu vivras et c’est ce qui m’éveille!
Est-il une autre peur ?
Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.
Quoi, ce timide oiseau replié par le songe
Déserterait son nid !
Son nid d’où notre corps à deux têtes s’allonge
Par quatre pieds fini.
Puisse durer toujours une si grande joie
Qui cesse le matin,
Et dont l’ange chargé de construire ma voie
Allège mon destin.
Léger, je suis léger sous cette tête lourde
Qui semble de mon bloc,
Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,
Malgré le chant du coq.
Cette tête coupée, allée en d’autres mondes,
Où règne une autre loi,
Plongeant dans le sommeil des racines profondes,
Loin de moi, près de moi.
Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,
Par ta bouche qui dort
Entendre de tes seins la délicate forge
Souffler jusqu’à ma mort.
(Jean Cocteau, 1923, Poésies, Gallimard)
30 Vendredi juil 2010
Posted in Et moi, et moi, et moi ...
Sur ma couche, pendant les nuits, J’ai cherché celui que mon coeur aime; Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé…
Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, Dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon coeur aime… Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé.
Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon coeur aime?
A peine les avais-je passés, Que j’ai trouvé celui que mon coeur aime; Je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché … (Ct 3, 1- 4)
J’aime beaucoup le texte du Cantique des Cantiques, tant il me rappelle ma rencontre avec le Seigneur, cette attente qu’Il avait de me trouver, ce désir en moi presque compulsif d’entrer dans ses parvis, l’amour fou que je nourrissais pour Lui. Presque comme un jeu de cache-cache lorsque j’étais gosse, faire durer le plaisir de se chercher pour mieux se trouver.
Seigneur tu m’as séduit, et je me suis laissé séduire…
Tu es devenu alors le Bien -Aimé de mon âme, l’Ami fidèle de tous les instants, le Seul présent dans tous les moments de ma vie. J’aurais aussi voulu être présent à ta présence, toujours, mais mes infidélités ternissaient l’éclat de l’amour que je te portais. Malgré cela, Toi, tu étais là. Tu m’as comblé de mille bénédictions. Tu as été et demeure encore aujourd’hui l’Ami à qui je peux tout dire, tout confier, tout raconter. Je te parle et tu me réponds, je te souris et tes yeux pétillent.
Avec toi à mes cotés, je n’ai jamais manqué de rien. Je ne manque toujours de rien.
Seigneur, un jour Tu t’es laissé saisir ; je t’ai saisi, et ne veux plus te lâcher …
Notre vie commune ressemble parfois à un combat, comme celui mené par Jacob. Mais au risque de me laisser blesser, je ne veux point te lâcher.
Tes blessures sont toujours des blessures d’Amour, même si je ne le comprends pas tout de suite. Mais c’est toujours comme si le coeur à coeur que nous nourrissions ensemble, permettait de nous étreindre toujours davantage, et que l’abîme qui séparait alors nos deux coeurs, fondait comme neige au soleil pour leur permettre de se rapprocher encore plus… Osmose !
Seigneur, ton Amour est fort ! Le mien est changeant, fort rarement, tiède souvent, insipide quelquefois.
Tu sais combien, à l’image de ta création faite par Amour et pour l’Amour, j’ai besoin d’amour, de recevoir, de donner … Tu m’as montré combien Tu n’es pas un Dieu jaloux quand il s’agit d’aimer. Cet immense Amour pour moi remplit le réservoir de mon être qui ne demande qu’à donner ce qu’il a tant reçu !
30 Vendredi juil 2010
Posted in De la communion des coeurs
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Quand tu verseras une larme, quand tu lanceras un cri d’alarme,
Quand tu seras fatigué, quand tu seras tanné,
Je serai toujours là pour t’encourager.
Quand tu auras besoin d’une oreille pour t’écouter,
Quand tu auras besoin d’une main pour te relever,
Quand tu auras besoin d’un câlin pour t’apaiser,
Je serai toujours là pour te consoler.
Quand la vie te décevra, quand un grand mur se dressera devant toi,
Quand tu auras peur de foncer,
Je serai toujours là pour t’aider.
Quand le soleil s’éteindra dans ton âme, quand tu croiras que la vie perd son charme,
Quand les idées noires te désarment,
Je serai toujours là pour te tendre la main.
Quand tu seras devant trop de détours, quand tu ne trouveras plus le chemin du retour,
Quand tu chercheras le nord dans le jour,
Je serai toujours là pour te guider.
Quand un jour la chance te sourira,
Quand ton sourire resplendira,
Je serai toujours là pour rire avec toi.
Quand tes rires se changeront en fou rire,
Quand une simple fleur te fera sourire, quand le bonheur emplira ton cœur,
Je serai toujours là pour cultiver ce bonheur.
Si tu as besoin de moi
Peu importe l’heure qu’il sera, peu importe le temps qu’il fera
Oui, je serai toujours là pour toi.
(Auteur inconnu)
29 Jeudi juil 2010
Posted in Cultiver son jardin
La nature a doté l’être humain de 5 sens. Il en est un qui, pour quelques raisons culturelles en certaines régions d’occident essentiellement, est relativement sous-employé. Je veux parler du Toucher.
Je ne sais pas si cela a toujours été ainsi ou bien si c’est le fruit d’une érotisation de notre société, ou tout simplement, si c’est la cause du caractère dominant occidental plutôt glacial, ou bien d’une peur généralisée de l’autre. Toujours est-il, qu’en France, pays que je connais un petit peu, je trouve le sens du toucher complètement mis à l’index.
Et ce ne sont pas les africains, les orientaux et autres sud-américains qui vont me contredire. Il n’y a qu’à écouter leur déception quant à la “chaleur” de l’accueil qu’ils trouvent quand ils arrivent chez nous.
Y aurait-il un lien entre la “froideur de coeur” et le déficit du sens du toucher ? Je le pense, argumentant sur des bases uniquement expérimentales : Où l’accueil est chaleureux, le toucher ne pose pas de problème particulier. Mais peut-être, est-ce trop généraliser ?
Je me souviens de mes années “en religion”. A l’office, lors du traditionnel baiser de paix, suivant que vous étiez de culture germanique ou méditerranéenne, pour prendre deux extrêmes européens, vous aviez droit au “big hug” chaleureux ou bien à “l’accolade virtuelle réglementaire”. Je dis virtuelle, car il fallait au moins laisser 20 cm d’écart entre les deux personnes, les deux corps, les deux joues. Entre ces deux extrêmes, on pouvait trouver le traditionnel “coup de cornes”. Sans doute, était-ce plus chaste de se toucher les os, durs, du front que la douceur d’une joue offerte ?
Rebelle que j’étais, je ne pouvais m’empêcher de faire systématiquement deux gros bisous bien claquants à mes frères et soeurs en Christ. Après tout, la Parole de Dieu ne dit-elle pas “Soyez entre-vous plein de générosité et de tendresse” ? (Eph. 4, 32)
De mes premiers voyages en Afrique, en Amérique du sud, alors que je n’avais que 18 ans, j’ai appris de mes hôtes la chaleur et le bonheur de se toucher, sans qu’il y ait forcément une quelconque connotation érotique ou ambiguë. Voir deux amis africains, déjà jeunes, pères de famille nombreuse, se tenir la main ou se caresser les cuisses lors de palabres sous le manguier, était chose courante et naturelle. Et cela paraissait tout à fait banal que Juan mette son bras sur mon épaule en me faisant visiter les quartiers populaires et animé de Lima.
Je pense qu’il est important de redécouvrir le sens du toucher.
Les sens sont un moyen d’appréhension et de connaissance de notre environnement et des personnes que nous côtoyons. La connaissance de l’autre par le toucher relève d’une perception où l’intellect n’intervient pas d’abord, mais où seuls, l’émotion et l’affect prennent le devant ; connaissance qui unit deux âmes. Lorsque la connaissance intellectuelle est première lors d’une rencontre, et si elle ne draine pas une connaissance tactile, il me semble qu’il y a comme un “manque à gagner dans la relation”. La relation, la connaissance de l’autre ne me semble pas alors “totale”.
Si dans l’ordre de la connaissance, nous n’utilisons pas tous nos sens, alors nous trouvons là le phénomène du canard boiteux, de l’homme qui respire avec un seul poumon, de l’avion qui vole avec un seul moteur, d’une voiture avec des pistons défectueux, etc. La plénitude de la connaissance fait alors défaut.
Qu’en disent des spécialistes ?
Dans “La peau et le toucher, un premier langage”, Ashley Montagu nous dit ceci :
“L’importance de toucher pour l’homme est infiniment plus grande que nous n’en avons conscience jusqu’ici. La peau est un organe déterminant dans le développement du comportement humain. Elle agit comme un récepteur sensoriel qui enregistre et répond au contact et à la sensation du toucher. Chaque sensation correspond à un message humain fondamental, et ce, presque dès l’instant de la naissance. Le stimulus de la sensation brute du toucher est vital pour la survie de l’organisme (p.218)
Les besoins fondamentaux, définis comme les aspirations qui doivent être satisfaites pour que l’organisme survive, sont les besoins d’oxygène, de liquide, de nourriture, de repos, d’activité, de sommeil, les besoins d’élimination urinaire et fécale, l’aptitude à fuir le danger et à éviter la douleur. On peut remarquer que la sexualité ne fait pas partie des besoins fondamentaux, étant donné que la survie de l’organisme n’est pas soumise à la satisfaction de ce besoin … Les observations ont incontestablement prouvé qu’aucun organisme ne saurait survivre très longtemps sans stimulation cutanée d’origine externe (p.218)
Ce n’est pas tant les mots que les gestes qui transmettent les émotions et l’affection dont enfants et parents ont en réalité grand besoin. Les sensations tactiles acquièrent une signification associée aux situations sans lesquelles elles sont éprouvées. Lorsque le toucher transmet l’affection et l’émotion qu’il implique, ces sensations sécurisantes et leurs significations resteront associées au toucher. Mais quelqu’un qui n’aurait pas eu une expérience tactile satisfaisante dans l’enfance serait privé de ces associations et aurait en conséquence des difficultés à établir des relations avec les autres. D’où l’importance du toucher pour l’homme.”(p.220)
Dans “Les bienfaits du toucher”, Tiffany Field écrit ceci :
Dans les cultures qui favorisent le toucher, les adultes commettent peu d’agressions, alors que dans les cultures où le toucher est très limité, les niveaux d’agressivité sont beaucoup plus élevés (p.37)
Pour déterminer les endroits où les gens se touchent, Jourard a établi un croquis du corps divisé en onze sections, de face et de dos, et a observé les endroits où les amis se touchaient entre eux. Les mains, les avant-bras, les bras, les épaules, la tête et le front étaient davantage touchés que le reste du corps. Mais là encore, il y avait des différences entre sexes. Les femmes estimaient que tout contact sur les cuisses, les lèvres ou la poitrine était d’ordre sexuel. Les hommes percevaient le contact sur ces parties du corps comme amical, chaleureux et affectueux (p.46)”
Pour conclure, je pense qu’il est important de respecter chaque culture dans ce domaine, et que ce qui est inscrit profondément dans le coeur des gens, depuis la nuit des temps, ne peut du jour au lendemain être renversé. Pour moi, occidental, ouvert à ce qui libère et hermétique à tout ce qui enchaîne, je me dis que je dois éviter deux écueils. D’une part, l’impasse d’un libertinage en matière du toucher qui pourrait transformer mon désir de connaissance de l’autre en volonté d’appropriation.
L’obstacle d’un légalisme, souvent d’ordre religieux d’ailleurs, qui pourrait m’enfermer dans des comportements mortifères.
Entre les deux, dans la grande liberté des Enfants de Dieu, je souhaite donner, ou redonner possession à mon être de tous les outils (sens, psychologie, affectif, intellect, etc…) dont la nature l’a doté, vivre en vérité, dans la liberté de faire grandir l’amour autour de moi et dans le plus grand respect de mes prochains. Si je pense absolument nécessaire de manifester de l’amitié, de l’amour et de l’affection par le toucher, je dois aussi veiller à ce que cela peut déclencher chez celui ou celle qui culturellement n’est pas préparé à cette liberté gratuite.
Sortir de la peur de l’autre, éviter tout “bondage” tactile et enfermement émotionnel pour entrer dans ce bonheur de pouvoir aussi communiquer par ce sens extraordinaire du toucher ! Je rappellerai juste ce qu’écrivait Tiffany Field :
“Le toucher est notre sens le plus social. Contrairement à la vue, à l’ouïe, à l’odorat et au goût, qui peuvent s’exercer quand on est seul, le toucher implique une interaction avec quelqu’un d’autre” (p.35)