Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l’enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C’était hier que je t’ai dit
Nous dormirons ensemble
C’était hier et c’est demain
Je n’ai plus que toi de chemin
J’ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l’amble
Tout ce qu’il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J’ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t’aime que j’en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble
Louis Aragon

“Angels”, puis aujourd’hui le “Nous dormirons ensemble” d’Aragon… Je suis toujours incroyablement ému quand je te lis, Loquito. Comme si tu avais reçu (et gardé) le secret de cette double merveille : parler d’amour, d’amour passionnel, affectif, adorateur, avec toutes ses manifestations, – et en parler avec pudeur. C’est dormir ensemble qui est notre rêve, avec l’intimité, la confiance, la chaleur enfantine qu’on y trouve… Et si la jouissance sexuelle s’y ajoute, tant mieux, mais c’est pas elle qui compte d’abord, elle sera là parfois et puis elle sera plus là, tant pis, mais le corps bien-aimé sera touché par le mien, qui touchera le tien parce qu’on est si bien, parce qu’on s’aime, que chacun est l’autre, qu’on est deux…
Je voudrais te dire merci pour ce que tu représentes dans les blogs d’aujourd’hui : cette pureté là, à laquelle je crains que notre Eglise ne comprend quasi rien. Dieu te bénisse, prophète !
Merci à toi Ephrem pour ce commentaire qui me va droit au coeur.