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Blog en Pause pour cause de Déménagement
27 Jeudi jan 2011
Posted in Et moi, et moi, et moi ...
27 Jeudi jan 2011
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27 Jeudi jan 2011
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J’y ai fait mes études informatiques, puis l’ai délaissée pour deux années de brousse africaine, deux années de bonheur où j’ai commencé à toucher du doigt ce que veut dire vivre avec le coeur.
Je l’ai ensuite retrouvée pendant dix années. C’était le temps de France-Telecom, le FT d’avant, celui où l’on ne se suicidait pas et où le boulot se faisait quand même, le temps des valeurs, où la personne humaine comptait davantage que le rendement financier que son travail pouvait induire. C’était aussi le temps des copains, des amiEs, le temps des garçons, le temps des amants, le temps de l’insouciance…
Les vingt années qui ont suivi ont vu mes pas croiser le nord et le sud, l’est et l’ouest, de Rome à Tahiti, de Nouméa aux Balkans, en passant par l’Afrique et la Chine et tant d’autres contrées où mon expérience humaine et spirituelle m’ont toujours porté à croire que le plus important dans la vie est d’Être et non pas de faire, de vivre et non pas d’avoir.
Chemins atypiques, choix à contre-courant de l’air ambiant, mais toujours assumés et heureux de les avoir accomplis.
Aujourd’hui une nouvelle page s’ouvre. Je vais quitter ma campagne tarnaise où je m’étais arrêté depuis mon retour d’Israël et repasser par la Ville Rose. J’écris repasser, parce que je ne suis jamais sûr que je pourrais un jour m’arrêter quelque part. Éternel pèlerin, infatigable voyageur…
Non pas un retour aux sources, mais un chemin nouveau qui s’offre à moi. De quoi sera t-il fait ? Je n’en sais fichtrement rien, mais je perçois au plus profond de moi que j’y suis attendu. Confiant en ma bonne étoile, en mon ange gardien, en la Providence de Dieu, je pars, mon sac sur le dos, chargé d’expériences en humanité, de richesses en fraternité et d’amour à partager.
J’ai donc trouvé un appart et je vais dès aujourd’hui commencer à déménager et emménager. Je vais donc perdre momentanément ma connexion Internet pour en retrouver une autre d’ici 15 jours à 3 semaines. Ce qui vous laissera largement le temps, pendant toute cette période où le blog ne sera pas alimenté, de vous replonger dans tous les superbes articles publiés jusqu’ici et de vous délecter des photos sublimes qui y sont présentées.
J’ajouterai juste demain un petit article sur un événement artistique et culturel à venir, produit par mon ami Simon.
A bientôt donc de nous retrouver, pour un contenu du blog que je souhaiterais un peu différent et probablement renouvelé.
26 Mercredi jan 2011
Posted in Au café des délices
26 Mercredi jan 2011
Posted in Au café des délices
porter le chagrin des départs
Brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu’à la déchirure
Aimer même trop, même mal,
Tenter sans force et sans armure
d’atteindre l’inaccessible étoile
Telle est ma quête
suivre l’étoile
peu m’importe mes chances
peu m’importe le temps
ou ma désespérance
sans question ni repos
se damner
pour l’or d’un mot d’amour
Je ne sais si je serai ce héros
mais mon cœur serai tranquille
Et les villes s’éclabousseraient de bleu
Parce qu’un malheureux
Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s’en écarteler
Pour atteindre l’inaccessible étoile.
Jacques BREL
25 Mardi jan 2011
Posted in Au café des délices
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24 Lundi jan 2011
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Rome n’est pas une ville comme les autres villes : Rome a un charme malaisé à définir et qui n’appartient qu’à elle. Ceux qui éprouvent ce charme s’entendent à demi-mot ; pour les autres, c’est une énigme. Quelques-uns avouent naïvement ne pas comprendre l’attrait mystérieux qui attache à une ville comme à une personne ; un plus grand nombre affichent la prétention de le sentir mais les véritables fidèles reconnaissent bien vite ces faux dévots et sourient en les écoutant, comme les personnes qui aiment véritablement la peinture ou la musique sourient quand certains connaisseurs se placent à contre-jour devant le tableau qu’ils admirent ou battent à faux la mesure de l’air qui les transporte.
A son ami Venerius Rufus, qui s’étonnait qu’il fût si longtemps resté à Rome, Rutilius Numatianus répondait : «Etonne-toi plutôt, lui dit-il, de la promptitude de mon retour …. L’éternité toute entière serait courte à qui admire Rome ; rien n’est long qui plaît sans fin …»
Il envie ceux qui sont nés sur le sol sacré, ceux qui y ont obtenu des demeures … «Mais, ajoute t-il en vers d’une mélodie plaintive comme un regret, mais moi, ma destinée m’enlève à ces bords chéris… Je cède et je m’arrache aux embrassements de la ville bien-aimée… Je baise mille fois ces ports qu’il faut quitter… Mes pieds franchissent à regret le seuil sacré.»
«Je me plais, dit-il à tourner souvent la tête vers la ville encore peu éloignée, et à suivre les contours des montagnes dans la lueur qui s’évanouit.»
Le gaulois avait remarqué la beauté particulière des horizons romains, de la lumière romaine. «Une région du ciel, plus éclatante et plus sereine, s’écrie t-il, fait resplendir les sept collines. Là sont de constants soleils, et Rome semble se créer un jour plus pur.»
Revue des deux mondes, Portrait de Rome à différents âges, Juin 1835