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“Quand je danse, je suis transporté ailleurs.

Mon esprit se vide puis se remplit de la seule présence de l’Eternel”

(Rûmi)


Depuis toujours, sous toutes les latitudes, la danse structure l’être et le guérit, en le faisant rejoindre le flux du monde, dans un rapport sensoriel et sensuel avec les autres et avec lui-même.

Vivre en équilibre instable, dans une atmosphère infiniment plus légère que nous-mêmes, toujours menacés de nous effondrer, fait de nous les vainqueurs permanents de la pesanteur et c’est certainement un puissant moteur de conscience. Le prix à payer se remarque particulièrement dans notre monde urbain moderne, où nos gestuelles se trouvent impitoyablement coupées et hachées, en scansions plus ou moins tétanisées, du matin au soir. D’où le prix inestimable de la danse. Et le désir de poser une question anthropologique à des pratiquants de cet art : comment voit-on l’évolution humaine, depuis la pratique de la chorégraphie ?

 

Voir le sommaire du dossier “Danser peut nous changer la vie” ICI d’où j’ai emprunté l’article précédent, sur Rûmi.