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Le temps des emplettes
30 Samedi avr 2011
Posted in Et moi, et moi, et moi ...
30 Samedi avr 2011
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29 Vendredi avr 2011
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Citations, Coaching, développement personnel, obstination, Opiniâtreté, Persévérance, Psychologie, Raoul Follereau, Rêves, Ténacité
Un homme même seul au départ,
s’il donne chaque jour son coup de pioche dans la même direction,
sans se laisser distraire ou détourner,
si chaque jour il poursuit son effort,
chaque jour, sans en manquer un seul,
les yeux fixés sur une unique étoile,
s’il donne chaque jour son coup de pioche,
même si le terrain est de roc ou d’argile,
il finit toujours par ouvrir un chemin…
Raoul Follereau
29 Vendredi avr 2011
Posted in Et moi, et moi, et moi ...
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Toulouse était vide aussi. Et c’est ainsi que je l’apprécie davantage. Découvrir l’architecture, passer les porches ouverts, pénétrer les cours intérieures et rêver devant ces hôtels particuliers. Là aussi beaucoup de beauté et de quoi rendre grâce au Créateur. Déambuler dans les ruelles sombres, celles que le soleil n’atteint quasiment jamais, s’émerveiller des vieilles façades de briques roses ou de l’intimité d’une minuscule place comme coincée entre boutiques et hautes demeures bourgeoises… Que du plaisir. (…)
J’ai passé le dimanche de Pâques dans le Tarn, chez mon père. Je l’ai emmené à l’église le matin, nous avons ensuite déjeuné ensemble, avec ma soeur et mon neveu.
Que des choses simples … Puis retour à Toulouse. (…)
Je ne rencontre quasiment jamais mes voisins de palier. Nous n’avons pas les mêmes horaires apparemment. J’entends habituellement tout ce beau monde inconnu, le matin. Les tuyauteries transmettent fidèlement les ablutions des uns, les pets de travers des autres … Je me lève un peu plus tard, après tout ce remue-ménage. Quelquefois, je salue un p’tit couple de jeunes avec leurs deux molosses de chiens. Comment font-ils à 4 dans un appartement semblable au mien ??? Promiscuité homo-canine, sans parler des odeurs … C’est peu dire !!! Rien que leur passage dans l’ascenseur nécessiterait un désodorisant intégré à la cabine !!! (…)
Bon, il est 12h30, mon estomac crie famine. Aujourd’hui, ce sera un gratin de pâtes aux fruits de mer, arrosé d’un p’tit vin blanc. Piscine l’après midi. (…)
Ainsi coule la vie …
Je t’embrasse, mon ami
29 Vendredi avr 2011
Posted in Au café des délices
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Art, As tu déjà aimé, Christophe Honoré, Cinéma, Clip, Culture, Les chansons d'amour, Louis Garrel, Musique, Vidéo
“As-tu déjà aimé pour la beauté du geste ?
As-tu déjà croqué la pomme à pleine dent ?
Pour la saveur du fruit sa douceur et son zeste
T’es tu perdu souvent ?
Oui j’ai déjà aimé pour la beauté du geste
mais la pomme était dure. Je m’y suis cassé les dents.
Ces passions immature, ces amours indigestes
m’ont écœuré souvent.
Les amours qui durent font des amants exsangues,
et leurs baisers trop mûrs nous pourrissent la langue.
Les amour passagères ont des futiles fièvres,
et leur baiser trop verts nous écorchent les lèvres.
Car à vouloir s’aimer pour la beauté du geste,
le ver dans la pomme nous glisse entre les dents.
Il nous ronge le cœur, le cerveau et le reste,
nous vide lentement.
Mais lorsqu’on ose s’aimer pour la beauté du geste,
ce ver dans la pomme qui glisse entre les dents,
nous embaume le cœur, le cerveau et nous laisse
son parfum au dedans.
Les amours passagères font de futiles efforts.
Leurs caresses éphémères nous fatiguent le corps.
Les amours qui durent font les amants moins beaux.
Leurs caresses, à l’usure, ont raison de nos peaux.”
Séquence tirée du film musical de Christophe Honoré, “Les chansons d’amour”
28 Jeudi avr 2011
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Amour, Dieu, Spiritualité, Psychologie, Extase, Sexe, Orgasme, Homosexualité, Société, Divin, Hétérosexualité, Épiphanie, Mysticisme
“Et si ‘grimper au 7ème Ciel’ n’était pas une vue de l’esprit ?
En faisant l’amour, certains d’entre nous atteignent une forme d’extase, qu’ils vivent comme une plongée dans le sacré.”
C’est dans une enquête réalisée pour la revue Clés n°69 que Patrice van Eersel a élaboré un dossier plus qu’intéressant sur le rapport entre sexe et sacré, tel que le vivent nos contemporains.
Pour reprendre l’expression d’un ami, je dirai que «le sexe est pour tous, hétéros et homos, une force multipolaire, variable, insoumise qui nous est donnée comme ça, qu’on le veuille ou pas, et qu’il faut faire fonctionner. Pour la reproduction, dit en nous la Race, la “Gens”, la Famille. Débrouillez-vous ! dit l’individu !
Les gays ont le génie de l’utiliser pour le jeu. Jeux en qualité et quantité olympique, on sait tous ça, jeux partout et toujours, jeux qui aident à vivre. Ils n’ont qu’un rapport dérivé avec l’amour. Ils en sont les “psychopompes” (les anges qui y conduisent).
Les hétéros finissent par le sexe, les gays commencent par lui.»
A la lecture de cela, je voudrais vous partager une partie de l’interview d’Alina Reyes, extraite de ce dossier passionnant “Ils ont l’orgasme divin” que je vous recommande de lire, même si cela prend un peu de temps. Et pour ceux que le sexe fait “grimper au 7ème ciel”, prenez-le comme un don du ciel sans pour autant devoir obligatoirement le sacraliser :
En 1988, Alina Reyes a reçu le prix Pierre Louÿs de littérature érotique pour son premier roman, Le Boucher (Le Seuil). Depuis, elle n’a cessé de poser le corps érotique comme «acte de réenchantement» politique et religieux – notamment dans son sublime Charité de la chair (Presses de la Renaissance, 2010) –, qui fait le tour du sujet avec fougue. Elle y dit pourquoi «le moment de faire l’amour, quand il se présente librement, est un moment d’épiphanie, de grâce, de violente douceur, où le voile du temple se déchire.»
“Déjà dans le mot «faire l’amour» il y a le divin. Quand on fait vraiment l’amour, on «fait le divin» ! L’extase signifie la sortie de soi étymologiquement, mais physiquement aussi. On sort de soi : d’abord parce qu’on est offert à l’autre, qu’il y a un partage et puis, parce qu’il y a un jaillissement, comme une lumière. C’est comme ça que j’ai appris à aimer Dieu. Comme j’ai appris à aimer les hommes, à vraiment les aimer. Je ne parle pas forcément de l’amour romantique, sentimental. Dans le feu de la rencontre charnelle, j’ai effectué au long des années un chemin spirituel. Il y a longtemps, j’ai écrit un poème où je disais : «Ton sexe qui creuse en moi un chemin.» On creuse un chemin dans l’être et dans la lumière. C’est ainsi que je suis venue à Dieu finalement, que je suis devenue croyante. Parce que Dieu était toujours là, mais de façon confuse. J’ai été élevée sans éducation religieuse. Mais au bout d’un moment, je me suis sentie obligée de m’ouvrir à la spiritualité pour évoluer et ne pas rester à ras de terre. On voit des gens mal vieillir parce qu’ils se le sont interdit.
En faisant l’amour, j’ai appris à aimer l’homme et aimer l’homme, c’est aimer Dieu. Plus tard, j’ai compris qu’en aimant Dieu dans la prière, je faisais l’amour aussi. Il y a eu comme un retournement. Les premières fois que je suis allée prier, parce que j’avais envie de prier, mais ne savais comment procéder, je suis allée faire une retraite dans un carmel. Je ne connaissais rien des rites. J’avais lu les évangiles, mais pour ce qui est de l’Église, je ne connaissais rien. Je suis restée pour l’heure d’oraison en me disant : «Qu’est-ce que je vais faire, là, toute seule dans l’ombre de la chapelle pendant une heure sans rien dire, sans rien faire, sans bouger ? Bon, je vais essayer.» Et tout de suite, comme dans les récits de Thérèse d’Avila, j’ai été saisie par le divin. C’était une extase à la fois mystique et physique, très physique. Tous les premiers temps où j’ai approché Dieu comme ça, il m’arrivait d’avoir des orgasmes, comme ça, sans rien faire, juste parce que c’était le bonheur. Juste d’être là assise sans rien faire. C’est de passer de la chair à l’esprit et de revenir de l’esprit dans la chair. C’est à la fois un cercle et une ouverture. Comme une spirale qui monte, et voilà !” (…)
Clés : Qu’est-ce qui déclenche une nouvelle relation : faire l’amour ou tomber amoureux ?
Alina Reyes : ”Les deux, mais je pense que pour vraiment se connaître, il faut faire l’amour. Il m’est arrivé d’avoir une relation d’amour désincarnée, mais elle n’a pu dépasser un certain plafond. Je ne vous parle pas des gens qui ont fait vœu de chasteté. Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix, c’est autre chose. On se place là d’emblée dans une relation exclusivement spirituelle. Mais si l’on est dans une relation amoureuse, l’amour platonique, selon moi, ne permet pas de vraiment connaître l’autre. Ce qu’on arrive à connaître de cette façon, ce sont nos propres fantasmes, qui vont se mettre à galoper et à tout envahir. Parce qu’avec la frustration, le désir va créer de part et d’autre, un tas d’images folles, qui ne seront pas forcément l’expression de notre vérité profonde, et risquent de faire beaucoup de mal, en fait. C’est l’expérience que j’ai eue. Alors que, quand il y a une rencontre charnelle, même s’il n’y a pas un grand amour, c’est déjà de l’amour quand même. J’appréhende avec respect l’homme avec qui je vais faire l’amour. Je vais vers lui avec beaucoup d’attention, même si on ne se connaît pas bien. On se déshabille, on se met nus ensemble, et si l’on est humain, on va forcément être tendre et respectueux avec l’autre. Je rends grâce à la personne qui va partager cette expérience avec moi. Il y a là une humilité obligée.
On en revient au chaos primordial, d’où va pouvoir jaillir la lumière. Il faut accepter cette humilité. On est démuni, quand on est nu face à l’autre et qu’on faire l’amour ensemble. La mise à nu du corps est aussi une mise à nu de l’esprit. On n’a plus les défenses du cadre social, qui est généralement très « habillé ». Dans un lit, même le roi nu est nu. Et c’est alors, paradoxalement, qu’il peut accéder à sa vraie divinité.”
Soudain, le voile du temple se déchire, Entretien avec Alina Reyes, in Revue «Clés, Retrouver du Sens»
(Source : “Ils ont l’orgasme divin” dossier réalisé par Patrice van Eersel, revue CLÉS)
28 Jeudi avr 2011
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Arcabas, Art, Christianisme, Foi, Peinture, Résurrection, Religion, Vie
Cette “Résurrection” du peintre Arcabas (1998) se trouve dans l’église St Paul de Meythet, près d’Annecy. Fresque de 72 m2 (comparez avec la taille de l’autel et du mobilier), Arcabas signe là une oeuvre religieuse parvenue au sommet de son art, élégante dans le mouvement, appropriée dans les tons chaleureux et flamboyants des couleurs, excessive dans la beauté qui s’en dégage.
C’est une peinture qui mérite que l’on prenne le temps de l’attention, de la méditation.
Jésus ressuscité est littéralement assailli par les anges qui pénètrent, pour certains, jusque dans l’espace de son intimité ; mais sa sérénité, sa majesté, sa gloire, dominent toute chose.
Le message d’Arcabas est clair : Le Christianisme, avec la Résurrection de Jésus, sa majestueuse force tranquille, que rien ne peut contrarier, est une oeuvre de vie, de Vie Éternelle, pas de mort.