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Christianisme, Fête, Foi, Liturgie, Louis Evely, Pâques, Résurrection, Religion, Solennité
La vérité historique de la résurrection du Christ n’est que l’origine de cette vérité permanente de notre résurrection en lui.
Ce qui importe, ce n’est pas que le Christ “a” ressuscité, c’est qu’il “est” ressuscité, qu’il est vivant, qu’il est Résurrection !
Peu m’importe que le Christ soit ressuscité s’il ne ressuscite pas en moi.
Peu m’importe qu’il soit sorti vivant du tombeau s’il n’émerge pas, éclatant, des ténèbres de mon âme.
Peu m’importe qu’il soit apparu aux apôtres s’il ne se manifeste pas en moi.
La meilleure preuve que le Christ est ressuscité, c’est qu’il est encore vivant, qu’il me vivifie. […]
Honte à la religion qui n’a de preuves que du passé.
Louis Evely in “Les chemins de ma foi” (1990), p. 98-99
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La Résurrection du Christ est capitale […] parce qu’elle nous concerne tous, nous atteint chacun personnellement. […] Elle est promesse de Résurrection pour tout homme venant en ce monde.
Louis Evely in “Chaque jour est une aube” (1987), p. 166
J’ai du respect et de la reconnaisance pour Louis Evely, qui a, vers 1970-90, donné une actualité, une vitalité, une valeur renouvelée au christianisme. Dont j’ai d’ailleurs profité. Mais cette génération a cru pouvoir se passer de la vérité historique, au bénéfice de la vérité symbolique. C’était un piège. Que le Tombeau ait été vide est le signe qu’en effet, Dieu ne laisse pas son Saint voir la corruption. Que Jésus ait mangé et bu avec les siens après la résurrection, comme le dit Pierre à Césarée, est le signe qu’en effet, notre résurrection attachée à la sienne parce que sa mort montrit qu’Il le voulait ainsi, n’est pas un doux rêve, une illusion.
Les grands changements survenus dans l’Eglise après 1985, au fond avec la venue de Mgr Ratzinger aux affaires, avaient cette raison d’être : rappeler aux croyans qu’ils ne rêvent pas. Que la résurrection n’est pas seulement un regain d’énergie : c’est une promesse eschatologique.
Je t’embrasse, cher Loquito, dont je lis avec émerveillement tous les billets, tant ils sont soignés, vraies oeuvres d’art dans lesquelles ma fatigue se repose, heureuse.
Cher Ephrem, heureux de te lire ici, donc rétabli ou tout au moins en convalescence.
Joyeuses Pâques à toi
Biz
Merci pour ton amitié, Loquito, qui est ce qui compte le plus. N’empêche. Ce n’est pas pour rien que j’ai tenu à signaler ici, avec ta permission, que la résurrection n’est pas SEULEMENT un réveil vigoureux, un regain de santé et de force, façon Evely ou Garaudy. C’est aussi cela, mais c’est infinimen plus – c’est la Vie éternelle, sans quoi, comme dit Paul très tôt aux Thessaloniciens, nous avons étés roulés. Il le dit autrement (sans quoi nous serions les plus malheureux des hommes), mais c’est ainsi. Même chose avec Jésus : s’il n’est pas Dieu, mais seulement un prophète, même le plus grand des prophètes, les chrétiens auront vécu dans l’illusion. Dans la drogue de la foi.
PS. Puis-je t’emprunter l’image sur les verticales et horizontales ? Elle me fait rêver.
Emprunte tout ce que tu voudras sur ce blog, cher Ephrem, Je n’y suis propriétaire de rien, à peine un intendant …. Je “gère” ou j’essaye, à partir d’une vaste base de données, un ensemble d’éléments pour qu’ils soient esthétiquement agréables et beaux et à peu près conformes à tout ce qui me fait vibrer …
Je suis tout à fait d’accord avec toi sur la Résurrection. Et des recueils de phrases d’Evely, de Garaudy ou de bien d’autres, amputent la plupart du temps le sens de leur profonde réflexion. Ces phrases, sorties de leur contexte, prennent souvent un sens étriqué, et trahissent la pensée de leurs auteurs, j’en suis bien conscient.
Et je pense, sans les connaître vraiment à fond, que pour Evely comme pour Garaudy, la Résurrection, c’était, aussi, une histoire de vie éternelle, même si pour eux l’incarnation aujourd’hui et maintenant de celle-ci, était en étroite corrélation avec celle-là… Comment pourrait-il en être autrement, sans rendre justement leur foi caduque ?