Histoire de gosses
31 Lundi oct 2011
Posted in De la communion des coeurs
31 Lundi oct 2011
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30 Dimanche oct 2011
Posted in Tout fout l'camp
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Abbé Pierre, Amour, Être, Dieu, Droits de l'Homme, Emmaüs, Homme, Sens
Un texte inédit de l’abbé Pierre, sur les droits de l’homme
Ces lignes ont été rédigées par l’abbé Pierre, à la demande du secrétaire général d’Emmaüs International, pour la lettre d’information du mouvement de novembre 1981, consacrée aux Droits de l’Homme.
Depuis mon adolescence, je n’ai pu me retenir de colère, le plus souvent, beaucoup trop souvent gardée au fond du cœur et non exprimée (à la fois sans doute par manque de courage mais aussi par timidité, par sentiment d’incompétence face à d’illustres «experts», politiques, moralistes ou juristes), je n’ai pu m’empêcher de ressentir jusqu’à la colère l’évidence de l’absurdité de prétendre espérer le respect de ces droits du seul fait de leur «proclamation», puis de leur abandon aux fragiles arbitraires et de gouvernants et d’opinions publiques incapables, pour le plus grand nombre, de dire tout simplement «pour quoi être homme».
Un temps, j’ai espéré que l’on accepterait d’aller enfin à la source des énergies, l’unique (j’en suis de plus en plus fortement certain à mesure que je vis et approche du bout de ma route et de la Rencontre de la Pleine Lumière) qui rendrait possible ce respect.
C’était lorsque, entraînés par la ténacité du cher et grand René Cassin, lors de l’une des sessions de la commission de l’Onu chargée de la rédaction de ce qui est nommé désormais «Déclaration universelle des droits de l’homme» (commission à laquelle je participais au titre de l’organisation non gouvernementale dite «Mouvement universel pour une confédération mondiale» dont je présidais alors le comité exécutif), vint le moment, peu avant de mettre son point final à cette «Déclaration», où nous fûmes quelques-uns à nous acharner à ce que ne soit pas omis un article allant, bien au-delà des «droits», jusqu’à l’évocation du fondement de tout sens de l’être de l’homme.
Tous ces efforts ne purent obtenir plus que (dans le paragraphe 1 de l’article 29) la très vague allusion à la «communauté», dont le service, seul, peut rendre «possible» le «libre et plein développement de la personnalité» de chacun.
Comment s’étonner que, n’osant pas aller jusqu’à parler d’amour, les hommes voient de leurs «droits» ne rester que des phrases en l’air, emportées par tous les vents ?
Plus que jamais, dans cette «toute petite très grande chose» qu’est un mouvement comme Emmaüs, approfondissons chaque jour l’intelligence et acharnons-nous à la réalisation fidèle de ce que tous ensemble nous avons voulu que proclame notre Manifeste universel dès son préambule : «notre commune conviction que seul l’Amour peut nous lier et nous faire avancer ensemble».
L’Amour, c’est-à-dire : «quand tu souffres, toi, l’autre, qui que tu sois, où que tu sois, j’ai mal, et toutes mes énergies se lèvent pour nous guérir ensemble de ton mal devenu le mien, pour ma joie dans ta joie, ta joie dans la mienne». Il n’y a de source de paix, c’est-à-dire de sauvegarde des «droits», que là. Et là, j’en suis certain, est la Rencontre avec l’Infini de la Tendresse divine dont la faim et la soif crient sans cesse si fort au cœur de tout humain.
L’abbé Pierre, photographié en 1999 par le © Studio Harcourt
29 Samedi oct 2011
N’acceptez pas que l’on fixe, ni qui vous êtes, ni où rester. Ma couche est à l’air libre. Je choisis mon vin, mes lèvres sont ma vigne. Soyez complice du crime de vivre et fuyez ! Sans rien fuir, avec vos armes de jet et la main large, prête à s’unir, sobre à punir. Mêlez-vous à qui ne vous regarde, car lointaine est parfois la couleur qui fera votre blason. […] Le cosmos est mon campement.
Alain Damasio, in La horde du contrevent
28 Vendredi oct 2011
Posted in Au café des délices
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J’ai quitté les filles pour les garçons
et pour le vin vieux, j’ai laissé l’eau claire.
Loin du droit chemin, j’ai pris sans façon
celui du péché, car je le préfère.
J’ai coupé les rênes et sans remords
j’ai enlevé la bride avec le mors.
Je meurs d’amour pour lui, en tout point accompli
et qui se perd en entendant de la musique.
Mes yeux ne quittent pas son aimable physique,
sans que je m’émerveille à le voir si joli.
Sa taille est un roseau, sa face est une lune
et de sa joue en feu ruisselle la beauté.
Je meurs d’amour pour toi, mais garde mon secret :
Le lien qui nous unit est une corde sûre.
Que de temps il fallut, pour te créer, aux anges !
Tant pis pour les envieux : je chante ta louange.
Ce que les pantalons ont caché se révèle.
Tout est visible.
Rince toi l’oeil à loisir.
Tu vois une croupe, un dos mince et svelte
Et rien ne pourrait gâcher ton plaisir.
On se chuchote des formules pieuses…
Dieu que le bain est chose délicieuse !
Même quand, venant avec leurs serviettes,
Les garçons de bain ont troublé la fête.
Abû Nuwâs
Poème extrait du recueil «Le vin, le vent, la vie»,
traduction de Vincent Mansour-Monteil,
aux Editions Sindbad Acte Sud
27 Jeudi oct 2011
Posted in D'hiver ou d'été
Un lycanthrope, plus connu en français sous le nom de loup-garou, est, dans les mythologies, les légendes et les folklores du monde entier, mais principalement issus de la civilisation européenne, un humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement, en loup ou en créature anthropomorphe.
Cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme la morsure d’un loup ou d’un autre lycanthrope, une malédiction ou un rituel volontaire.
Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine Lune, condamnant le lycanthrope à errer sous forme de loup en poussant des hurlements jusqu’au matin.
Les histoires de lycanthropes sont mentionnées depuis la mythologie grecque, puis se sont étendues à de nombreux pays européens et plus récemment, au monde entier.
Les lycanthropes sont majoritairement décrits comme des hommes-loups maléfiques possédant les capacités du loup et de l’humain à la fois, une force colossale, et une grande férocité puisqu’ils sont capables de tuer de nombreuses personnes en une seule nuit.
Ils ne se rappellent généralement plus leurs méfaits nocturnes après avoir repris forme humaine.
La transformation physique d’hommes en loups étant, hormis les problèmes de différence génétique le recours à la chirurgie et l’utilisation de déguisements, totalement impossible, il y a fort peu à croire que ces créatures aient existé réellement tel qu’elles sont décrites.
Cependant, le peuple y a cru pendant longtemps, et continue parfois à y croire.
Aujourd’hui, la lycanthropie n’est scientifiquement reconnue que comme un symptôme de maladie mentale : on parle alors de lycanthropie clinique.
(Source : Wikipédia)
26 Mercredi oct 2011
Posted in Cultiver son jardin
La souveraineté des hommes consiste bien à d’abord se tourner vers l’intériorité pour y découvrir ce qui fait leur nature même : ils ont eu eux, dans le vide même de leur conscience, cette infinie faculté de garder le sens de la vérité comme ce qui ne s’oublie pas. Le temps de cette fermeture des yeux n’est pas celui du sommeil et de la nuit, il est celui de l’éveil et de la lumière intérieure qui devra ensuite éclairer le monde. Le regard tourné vers soi doit apprendre à savoir regarder ce qui vaut d’être regardé. La souveraineté de la pensée humaine est cette puissance et ce discernement du regard permettant de séparer le faux du vrai. Ainsi, ayant appris en son intériorité à regarder ce qui vaut d’être regardé, à savoir les multiples visages du vivant, peut-il exercer une souveraineté qui n’est pas une cruelle domination mais un serein accueil. Avoir étanché sa soif à l’arbre de la connaissance ne l’éloigne alors pas de l’arbre de la vie. Toute idée de péché est enfin ôtée à celle de la connaissance.
Il demeure sinon une contradiction du moins une ambiguïté : comment peut-on à la fois penser et dire le vivant, comment peut-on porter la vérité du vivant à la claire intelligence, puisque précisément il ne saurait y avoir d’énigme de l’intelligible : l’intelligible est ce qui est donné à voir après que tout énigme ait été percée mais la vérité du vivant consiste qu’il demeure énigmatique. Tel est sans doute le lieu du différend entre le poète et le philosophe mais aussi celui de leur non seulement nécessaire mais encore vital dialogue.
Michel Barat in, «Terre des poètes et ciel des penseurs»