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Commentaires d’un jeune Touareg, récemment arrivé du Nord Mali pour étudier à l’Université de Montpellier en France :

“Là-bas, un petit rien peut te donner beaucoup de bonheur. Toute chose est valorisée. Personne ne rêve d’être heureux parce que nous le sommes déjà.

Ce qui me manque le plus ici, c’est le lait de chamelle, la chaleur du feu, marcher pied nu sur le sable encore chaud…Là-bas on regarde les étoiles toutes les nuits et chacune est différente de l’autre. Ici vous regardez la télévision.

Vous avez tout, mais ce n’est pas assez. Vous vous plaignez. En France, les gens réclament tout le temps. Un désir de posséder tout, de suite, et ce n’est pas suffisant.

Dans le désert, il n’y a pas d’embouteillage. Vous savez pourquoi ? Parce que personne ne veut dépasser personne.

Le soir, les hommes et les animaux rejoignent le campement. Leurs silhouettes se découpent dans un ciel rose, bleu, jaune, rouge. C’est un moment magique. On se rejoint sous la tente et l’on fait bouillir l’eau pour le thé. On s’assoie en silence et l’on écoute l’eau bouillir. La paix nous envahit et nos cœurs battent au rythme de l’eau en ébullition. Quel calme !

Ici vous avez des montres. Là-bas nous avons le temps.

Vous avez la montre et j’ai le temps. Dans nos vies, le temps ne doit pas être celui qu’indique votre montre. Combien de fois, vous dites : je n’ai pas le temps ?” 

(Source : le temps de vivre, lire l’article complet : Link)