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Il y avait des hétéros ; certains se disaient même bi. Il y avait aussi des homos, des lesbiennes et on a vu des transgenres. Certains se disent asexuels. Puis sont venus les g0ys (avec un zéro) pour se différencier des gays (c’est vrai que ceux-là sont moins marrants que ceux-ci) (à ne pas confondre non plus avec les goy-goyim, tous ceux, qui pour le monde juif, ne sont pas juifs)

Et voilà, une petite case, une étiquette de plus, un communautarisme supplémentaire, encore un ghetto qui va enfermer des personnes dans des petites cases sans autre possibilité que d’y rester cloîtrées ?

Mais qui sont donc ces g0ys ?

Des hommes qui aiment d’autres hommes mais qui se démarquent des gays, parce qu’ils pensent que tout gay qui se respecte est une folle, un mec efféminé, un mec qui traine à la gay-pride et danse sur du Lady Gaga. Ils pensent bien évidement aussi que tout gay qui se respecte pratique le sexe anal.

Ces g0ys-là refusent donc ces étiquettes-clichés et vont en créer d’autres. Ils se définissent comme des hommes pouvant être attirés par d’autres hommes, sans pour autant délaisser la femme, des hommes qui aiment témoigner de l’affection à leurs compagnons, où câlins et baisers sont tolérés, où les sexes peuvent se frotter, mais sans aller plus loin car ils ne pratiquent surtout pas le sexe anal mais peuvent se la jouer cape et épée, sans qu’il y ait pour autant effusion de sens. Ils pratiquent plutôt un type de fraternité masculine avancée, de celles qui existent entre militaires, rugbymen ou collègues de boulot.

Ils peuvent brandir et s’approprier la Bible pour lui faire dire ce qu’ils ont envie qu’elle dise. Et ils pensent qu’ils représentent la majorité des hommes !

Pour ceux que ça intéresse, ils ont un site (en anglais)

J’avoue que ça m’agace toutes ces catégories, tous ces étiquetages. Ca limite, ça emprisonne, ça entrave la liberté individuelle. Chaque personne est tellement unique qu’il n’y aura jamais deux gays pareils et que deux g0ys seront aussi forcément différents. Mais on veut à tout prix cataloguer, compartimenter, assimiler. Cette dictature pousse à adopter des comportements-types là où chacun devrait avoir la liberté de jouer sa propre partition.

Enfin, je me méfie toujours des hypocrisies qui se cachent derrière toute dénomination. A vouloir ménager la chèvre et le chou, on termine souvent davantage bête que ange !

Et que chacun, dans sa propre liberté, adopte enfin les comportements que son cœur lui suggère, sans pour autant tenir compte des cadres dans lesquels la bienséance, la culture, la mode, la religion voudraient l’enfermer, que ces comportements soient dictés par l’amour ou seulement par le désir et le plaisir !