La liberté, c’est donc notre capacité à aller au-delà du verset, au-delà du texte, au-delà de la lettre pour découvrir l’univers vers lequel les auteurs bibliques ont voulu nous orienter. La Bible est une sorte de viseur qui nous aide à pointer notre existence vers Dieu mais si nous nous arrêtons au texte, nous ne valons pas mieux que l’imbécile à qui quelqu’un désigne la lune de son doigt et qui regarde le doigt au lieu de regarder la lune.
La loi, la Bible, la religion, ne sont pas des fins en soi mais des moyens d’être plus proches de Dieu et de la vie qu’il nous propose. La liberté, c’est lorsque nous laissons Dieu nous aider à faire le bout de chemin au-delà de la norme, au-delà de la lettre, au-delà du conventionnel. Si la règle n’est pas abolie – et Jésus dit bien qu’il n’est pas venu pour abolir mais pour accomplir la loi – c’est parce que la règle doit être dépassée pour être accomplie. C’est là tout le travail de l’Esprit que Paul associe à la liberté.
Donald Finnie


Eh, oui, la Bible est une pensée vivante dont Jésus a été le messager. La pensée dite créatrice nous y invite, puis nous y engage sereinement, avec un libre-arbitre, puis une liberté, puis une libération. Parfois, tous ces instants s’embrassent, fusionnent, et disparaissent pour renaître sur d’autres plans de l’existence.
Annick de Souzenelle nous parle de nos terres intérieures à féconder. Ce sont des champs de conscience où semer la graine.
Attention ! On ne fait pas pousser une fleur en tirant dessus : il y a sa saison ! Inutile de ramener un cheval près d’une rivière s’il ne veut pas boire, même s’il a soif ! à lui de rechercher la source où s’abreuver. C’est là son chemin de vie.
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